Nungesser, partit en Amérique du Sud à quinze ans, où il connait nombres d’aventures et pratique différents métiers (cow-boy, boxeur, pilotes de courses automobiles) et commence à piloter.
Revenu en France avant la déclaration de guerre, il s’engagea au 2e régiment de hussards, où il obtient la médaille militaire. Il réussit en effet, après avoir passé seul les lignes ennemies, à capturer une voiture Mors et à tuer les quatre officiers prussiens qui s’y trouvaient, et à ramener la voiture avec des plans trouvés sur les officiers prussiens.
Il intègre l’escadrille VB 106 à Dunkerque, dans laquelle il pilote un bombardier Voisin X et accomplit 53 missions de bombardement. Mais il s’en sert aussi à l’occasion pour faire la chasse des avions qu’il croise : le 30 juillet 1915, il abat un Albatros allemand, ce qui lui vaut la Croix de Guerre, et une mutation dans l’escadrille de chasse N 65 (équipée de Nieuport Bébé)
En février 1916, il est très grièvement blessé en essayant un prototype de chasse de type Ponnier, en s’écrasant au décollage. Il a la mâchoire fracassée, les deux jambes brisées. Il sort sur des béquilles de l’hôpital le 28 mars, refuse sa réforme, et retourne à son escadrille. Il doit se faire porter et extraire de son avion pour pouvoir combattre.
Il participe à la bataille de Verdun et y remporte 10 victoires jusqu’au 22 juillet 1916. C’est là qu’il fait peindre sans doute pour la première fois son insigne personnel sur son Nieuport 17, une tête de mort aux tibias entrecroisés, surmontant un cercueil entouré de deux chandeliers, le tout dessiné dans un cœur noir. Il remportera neuf autres victoires homologuées sur la Somme jusqu’à la fin de l’année 1916, portant son total à 21, avec un triplé le 26 septembre.
Mais son état de santé est très précaire depuis son accident. Après avoir négocié un accord avec ses médecins et l’état major : il devra retourner à l’hôpital après chacun de ses vols. Il remportera 9 autres victoires jusqu’à la fin 1917. Il est victime d’un grave accident de voiture en octobre 1917. Nungesser retourne à l’hôpital… Le 15 août 1918, il abat plusieurs Drachens et remporte sa 43ème victoire homologuées.
L’après guerre : Sur proposition du sous-secrétaire d’Etat à l’Aéronautique, il monte une école de pilotage à Orly. Mais l’école fait faillite. Il part alors en tournée exhibition (55 représentations aux Etats-Unis) où il reconstitue ses propres combats.
En 1927, il forme avec François Coli le projet de franchir l’Atlantique Nord. Le constructeur Levasseur fournit un prototype du PL 8, un avion biplan équipé du moteur Lorraine Dietrich de 450 chevaux. Nungesser le rebaptise l’Oiseau Blanc. Ils partent sans radio. L’avion l’Oiseau Blanc atteint le poids de 5 tonnes et doit prendre un kilomètre d’élan avant de décoller, le 8 mai.
Ensuite ...plus de nouvelle.