[./index.html]
[./services.html]
[./company.html]
[./company.html]
[./products.html]
[./avions_legende2d1.html]
[./autres_liens.html]
[./page_2.html]
[./products.html]
[Web Creator] [LMSOFT]
Article 3
En novembre 1943, Yeager suivit son unité en Angleterre, où elle reçut les nouveaux P-51 Mustang, constituant ainsi la première formation  de chasse de la 8th Air Force à mettre en œuvre cet appareil. Au début de l’année 1944, son avion fut abattu dans le Sud-Ouest de la France, et le pilote ne dut d’avoir la vie sauve qu’au bon fonctionnement de son parachute. Victime de multiples fractures, Yeager fut, par bonheur, recueilli par des résistants qui lui permirent, après sa guérison, de gagner clandestinement l’Espagne. Dès juillet, il put rejoindre son unité, alors basé à Leiston, dans le Suffolk. Pilotant son Mustang personnel, baptisé Glamors Glennis, il se montra de nouveau d’une grande efficacité lors de nombreuse attaques menées en territoire ennemi.
Le 12 octobre 1944 , à la tête du 357th Fighter Group, dont l’objectif était Brême, Yeager combattit une formation de Me 109 et détruisit à lui seul cinq appareils : en une seule mission , il inscrivit son nom au prestigieux palmarès des as. Il récidiva quelques temps plus tard en abattant quatre FW-190 pendant la grande bataille de Magdebourg.
Au total, Yeager avait descendu 13 avions ennemis en 64 missions lorsqu’il revint aux Etats-Unis, en février 1945.  Au cours de l’été ses supérieurs lui proposèrent de devenir pilote d’essai à Wright Fields. Simultanément, il participa à la commission chargée d’évaluer les avions allemands et japonais capturés par les alliés.

Pendant la guerre, de nombreux pilotes avaient eu entre leurs mains des avions hautement performants. Mais les fortes vibrations dues à une vitesse trop élevée entravèrent souvent le bon contrôle des engins, qui se désintégrèrent parfois. Les ingénieurs cherchèrent donc à créer un appareil qui, lancé à grande vitesse, resterait tout à fait maîtrisé par le pilote. Atteindre ce but constituait un véritable défi, puisqu’il n’existait ni simulateurs ni essais de soufflerie efficaces.
Ainsi, l’USAAF, qui avait commencé en 1944 une recherche poussée sur la compressibilité, passa avec la sociéte Bell, un accord pour la construction d’un engin, pouvant atteindre une vitesse supersonique. Le projet retenu fut celui d’un avion bien profilé(pour en établir les plans, les ingénieurs s’inspirèrent de la balle du colt  45), propulsé par quatre moteurs-fusées surpuissant, seuls capables de fournir l’énergie nécessaire à la performance visée. Mais, pour ne pas gaspiller le carburant, qui devait être consommé en seulement deux minutes et demi, le XS-1 serait lancé depuis un B-29. L’Air Force trouva des pilotes de chasse volontaires, parmi lesquels Chuck Yeager.
Bibliographie
(cgi.ebay.fr, amazon.fr, priceminister.com)
  
Le XS-1 fut achevé en décembre 1946 et bientôt, après une période d’essai technique, se trouva prêt à l’envol, à partir de la longue piste du lac asséché de Muroc.
Charles E. Yeager est né le 13 février 1923 à Myra (West Virginia).

Après une préparation militaire à Fort Benjamin Harrison, dans l’Indiana, Charles E.Yeager s’engagea  dans l’Air Corps en septembre 1941.
D'abord mécanicien, Il apprit à piloter à Luke Field et fut breveté en mars 1943. C.Yeager servit ensuite sur différentes bases avant d’être affecté au 363e Fighter Squadron sur P-39 Airacobra. Il réussit  à poser son appareil en catastrophe après la défaillance du train d’atterrissage ; une autre fois, il parvint à sauter en parachute de son avion en flammes.
 Photos 
 
Bell X1
Plusieurs fois retardé par la météorologie, le décollage eut lieu finalement le 14 octobre 1947. Yeager prit place à bord du XS-1 accroché au B- 29. L’engin était particulièrement inconfortable : l’étroitesse de l’habitacle contraignait le pilote, le corps compressé, à rester plié, les genoux à la hauteur des yeux, la tête touchant la verrière.
C’est lancé à 400 km/h, à une altitude de 8000 m, que le B-29 lâcha l’avion-fusée. Yeager alluma les moteurs et la poussée de près de 3000 kg propulsa l’appareil vers la stratosphère. A 85% de la vitesse du son, le pilote ressentit les premières vibrations importantes, et à 94% il constata qu’il ne contrôlait plus l’engin. Cependant il put modifier l’angle d’incidence ; Yeager manoeuvra le XS-1 avec le stabilo pendant tout le vol, et les secousses s’apaisèrent. Avant l’épuisement du carburant, le XS-1 avait atteint Mach 1,06 (1080 km/h), réussissant à vaincre le mur du son. Après un vol plané de 7 mn 30, l’engin se posa à près de 300 km/h sur les 20 km de la piste de Muroc.

En décembre 1953, pilotant le Bell X-1A, il établit un nouveau record de vitesse dépassant Mach 2 (2650 km/h) et évoluant à plus de 23 000 m du sol.
En juillet 1966, Yeager prit le commandement d’une formation de chasse dans le Sud-Est asiatique, où il effectua près de 130 missions. Il cessa ses activités avec le grade de Brigadier Général. 
FLIGHT PASSION : L'histoire de l'Aviation et de l'Espace vue "côté Musées"